| Égalité hommes-femmes : les rythmes de vie en discussion dans les négociations fonction publique |
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| Écrit par la rédaction |
| Jeudi, 26 Janvier 2012 10:21 |
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L'articulation entre la vie professionnelle et la vie privée a été à l'ordre du jour de la réunion du 23 janvier du ministère de la Fonction publique avec les organisations syndicales dans le cadre de l'élaboration de l'accord sur l'égalité professionnelle dans la fonction publique... Les réunions des 17 janvier, 23 janvier, 30 janvier et 6 février doivent en effet aboutir à un accord que les organisations syndicales de fonctionnaires parapheront en principe début février, avant sa traduction législative. Le volet examiné le 23 janvier, qui portait sur la conciliation des temps de vie, a souligné l'importance de ne pas restreindre les mesures au congé parental. Mais bien d'élargir à une approche temps professionnel / temps privés plutôt qu'à une approche sur la vie familiale. L'entretien instauré avant et après le congé maternité, parental ou la mise en disponibilité devrait ainsi permettre aux agents d'être informés sur les évolutions de leur service et de la direction pour laquelle ils travaillent. La CFTC a ainsi souhaité que cet entretien soit l'occasion d'identifier clairement les besoins en formation post-congés, et de pouvoir envisager la mise en place d'un accompagnement personnalisé (tutorat) en cas de changements importants en son absence (ex. : modification de logiciel, de procédure, etc.). Les discussions ont porté sur le renforcement de la politique d'action sociale. "Il est bien de vouloir augmenter le nombre de places en crèche, de prévoir des réservations, de demander un service de la petite enfance plus efficace... Mais il faudrait faire un focus sur ce que coûte exactement ces moyens de garde. Certains salaires (minima dans la catégorie C) ne permettent pas de faire face à de telles dépenses, d'où le choix notamment pour les femmes de mettre leur carrière entre parathèses. Car, au final, malgré les aides de l'État, il reste peu à l'agent en fin de mois, lorsqu'il doit assumer, souvent seul, ce genre de charges", a défendu Patricia Le Bihan référente Fnact-CFTC sur les questions d'égalité professionnelle hommes-femmes. Elle s'est également positionnée sur la mesure visant à inciter les deux parents à utiliser pleinement le congé parental. "Nous sommes d'accord pour que le congé parental puisse être pris soit simultanément, soit de façon partagée par les deux parents, poursuit Patricia Le Bihan. Seulement, celui-ci ne doit pas être transférable. Les droits d'un parent lui sont propres et doivent le rester." La représentante CFTC a donc proposé d'offrir la possibilité de fractionner le congé parental de 36 mois au-delà des trois ans de l'enfant. "Après ses trois ans, l'enfant ou l'adolescent pourrait avoir besoin d'une présence parentale. Et la mise en disponibilité ne prévoit pas les mêmes droits notamment concernant le retour à l'emploi et l'impact de cette interruption d'activité sur la carrière de l'agent. |


