| Formation : résorber l’illettrisme dans les collectivités |
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| Écrit par la rédaction |
| Vendredi, 14 Octobre 2011 10:58 |
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À l’heure où les collectivités doivent de plus en plus faire avec leurs effectifs, assurer des reconversions sur d’autres postes, permettre aux agents d’envisager de nouvelles carrières en interne, l’illettrisme constitue un frein majeur. « Aujourd’hui, on ne peut plus être un bon professionnel sans les savoirs de base », analyse Karine Tirel, référente nationale du CNFPT sur l’illettrisme.
C’est pourquoi le CNFPT a érigé cette problématique comme une priorité nationale, en 2007. « Nous travaillons sur deux volets, précisait encore le 15 septembre 2010 le président du CNFPT, François Deluga, lors de la présentation du plan triennal de développement des formations (PND). D’abord à la prise de conscience des collectivités sur l’importance de l’illettrisme, mais aussi au repérage des agents concernés sans les mettre en difficulté ! C’est un processus prioritaire dans notre plan national de développement. » Pendant des années, les actions contre l’illettrisme du CNFPT s’appuyaient sur une logique de remise à niveau en français et en mathématiques. Désormais, l’approche professionnalisation est prépondérante. Après une étape d’information et de sensibilisation des employeurs et des cadres, le CNFPT en est aujourd’hui à la construction d’une offre de services qui dépasse la simple formation. Une construction qui fera un point d’étape le 24 novembre prochain. MAÎTRISER LES SAVOIRS DE BASE« Nous ne dénombrons pas les stagiaires », précise Karine Tirel. « Nos actions ne sont pas identifiées "lutte contre l'illettrisme", pour ne pas stigmatiser ni les actions ni les agents s'y inscrivant. Notre offre de service ne s'adresse pas uniquement à des publics en situation d'illettrisme mais aussi à leurs encadrants, aux DG, DRH, etc. » La plupart des expériences menées aujourd’hui s’attachent plus à la sensibilisation et l’information des directions des administrations qu’à une simple offre inscrite dans le calendrier de formation. « Nous avons vite réalisé qu’il était difficile de travailler sans relais dans les collectivités », résume Patricia Paul-Drouin, référente du CNFPT Auvergne. Ainsi, depuis juin, la délégation a-t-elle engagé un premier cursus de formation de personnes relais parmi l’encadrement notamment, qui court sur 2010-2011. Et, prévoit d’en développer un autre jusqu’à 60 jours sur deux ans pour les agents qui voudront se former. « Le plus difficile, poursuit Patricia Paul-Drouin, sera de les motiver dans la durée sur un apprentissage très concret, voire orienté sur leurs métiers. Il faudra que les personnes soient contentes d’avoir appris quelque chose pour revenir ! » La délégation Rhône-Alpes Lyon a d’abord engagé une phase de sensibilisation « très large » des employeurs territoriaux qui lui a permis d’organiser des actions en intra dans les collectivités qui veulent s’engager (convention), comme le département de l’Ain, la région Rhône-Alpes ou la ville de Villeurbanne… « Nous nous appuyons à la fois sur le référentiel des compétences-clés en situation professionnelle et sur les 4 degrés de maîtrise de la langue définis par l’ANLCI pour monter des formations tournées vers le métier exercé par l’agent. En associant étroitement le supérieur hiérarchique, en début et fin de stage, celui-ci peut également préciser ses attentes par rapport à la formation. À la fin, tout le monde sort gagnant. Sur nos premiers stages, il y a eu un bon taux de satisfaction », se félicite Gilbert Seblon, le référent régional de lutte contre l’illettrisme. La délégation envisage à présent de proposer une offre de formation ouverte en inter collectivités. |




Vous avez dit : « illettrisme » ? Quelle maladresse ! Le sujet est délicat, et il y a des degrés différents de difficulté rencontrées avec l’écrit et la lecture que résume très mal le terme. Néanmoins, dans les collectivités, 14 % des agents seraient fortement handicapés par ces difficultés. Et, verraient ainsi leurs chances de promotion soldées par des difficultés qui portent mal leur nom.