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RETRAITE DES FONCTIONNAIRESLa CFTC dans les starting-blocks pour défendre la retraite à 60 ansAvant même les déclarations de la CFDT du 20 janvier sur l’allongement de la durée de cotisation pour les retraites et de celle de la période de référence (6 mois) pour le calcul des pensions des fonctionnaires, la CFTC avait proposé une toute autre vision. En effet, la CFTC tenait début janvier sa conférence de presse de rentrée où elle a notamment défendu un départ à l a retraite à 60 ans. « Sur la question qui taraude le patronat et le gouvernement, le report de l’âge de la retraite à 63 ans, nous y sommes défavorables. Avec un taux d’emploi des seniors de 38 %, c’est schizophrénique ! », a martelé Jacques Voisin, le président de la CFTC. « Pour la CFTC, le libre choix doit être la règle. La pénibilité doit absolument être prise en compte. Avec dans une première possibilité : un âge pivot pour un départ à 60 ans, quels que soient les droits à retraite acquis. Ensuite une garantie sociale quels que soient les aléas de carrières vécus : un âge pivot à 65 ans sans abattement », détaille la CFTC. DISPARITÉ DES RÉGIMES DE RETRAITELa CFTC défend également le principe de la retraite par répartition, plus sûre, plutôt que le régime par point ou celui en comptes notionnels qui ont été évoqués. Cependant, la disparité entre les 38 régimes rend plus complexe une mise à plat de l’ensemble des systèmes de retraite. En particulier entre la fonction publique et le secteur privé. La CFTC a en effet pu souligner que si la période de calcul des pensions des fonctionnaires portait sur le montant de la rémunération des six derniers mois (contre 25 meilleures années dans le privé), les primes ne sont pas comptabilisées. Ou à la marge dans le cadre du complément RAFP, depuis peu. D’ailleurs, il ne serait pas pertinent de prendre les derniers salaires dans le privé qui sont généralement inférieurs à ceux que perçoivent les salariés du secteur privé entre 45 ans et 55 ans. La question du taux de remplacement (75 % dans la fonction publique, et variant entre 59 % et 85 % dans le privé selon la situation) ne constitue pas non plus un indicateur pertinent, aux dires d’études (CNRS notamment) et de la CNAV. |