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CONDUCTRICE DE VÉHICULE TECHNIQUE

Christine Scheffer a choisi un métier d’homme

Christine Scheffer le reconnaît sans complexe : « j’ai choisi et j’aime exercer un métier d’homme ! ».

Lorsque elle a été recrutée à la sortie de l’école, l’agent de la communauté d’agglomération de Metz (régie) a d’abord commencé par l’approche chimique de l’eau. « J’étais chargée de l’entretien des sondes pour des mesures chimiques dans les réseaux d’eau de la régie d’assainissement des eaux usées », résume-t-elle.

Mais tant les horaires de bureau que le contexte de travail l’ont conduite à changer de fonctions. « J’ai choisi le métier de conducteur poids lourds sur des véhicules de curage et d’avaloir pour travailler en extérieur. Et, depuis deux ans que je l’exerce, j’en suis pleinement satisfaite », assure la jeune femme.

Le métier est physique avec des plaques en fonte à déplacer pour aspirer dans les réseaux d’eaux usagées ou pour curer avec des camions de 22 tonnes. « L’emploi de la force ne me fait pas peur, au contraire. Mais, c’est vrai que cela n’est pas donné à tout le monde… »

Et, effectivement, Christine Scheffer est la seule femme dans le service. « Au début, les hommes m’ont bien testé, note le chauffeur. Mais je m’intègre vite, et ne me laisse pas faire. Et, cela se passe très bien… » Comme elle, seul 0,1 % des conducteurs territoriaux d’engins techniques sont des femmes au niveau national.

Sur le pied de guerre à 7 heures jusqu’à 14 heures, l’agent s’active donc. En s’attachant à éviter les mauvaises manipulations.

Avec 150 bars de pression, l’aspiration de l’avaloir peut être dangereuse. Elle se souvient douloureusement du premier accident qui l’a blessé il y a un mois. « J’ai reçu le crochet de la potence sur la tête. Il y a eu plus de peur que de mal. Mais cela me rappelle qu’il y a toujours des risques qu’il faut anticiper », assure-t-elle.